27 août 2012

Un dernier passage au ras de la tour.




Lundi 20 août 2012.

Il est 9h, je profite de l’air frais des montagnes au petit matin. Le temps de finir mon café en terminant de lire mon épisode de Batman the Court of Owls. Je pose mes pieds sur la balustrade du balcon, entre deux rayons de soleil je ne peux pas m'empêcher de regarder mes mails. 2 alertes twitter surgissent de l’iphone, l’une me disant «merde, t'as vu pour Tony Scott? :(» l’autre sur un ton plus taquin pour répondre au premier «et toi tu lui annonces ça comme ça, sans prendre de gants. Bravo.» Je repose mes pieds par terre en me précipitant sur google. Alors que je tapais lentement  le nom du père de Top Gun dans le champ de recherche, j’avais déjà plus ou moins compris... Et la 3G des alpes avait vite fait de me confirmer que Tony Scott venait de mettre fin à ses jours en sautant du pont  Vincent Thomas Bridge, en Californie. Je ne sais plus très bien combien de temps je suis resté immobile à me dire .... ben merde... Tony Scott... Ne pouvant hélas le ressusciter, j’ai reposé mes pieds sur la balustrade pour me replonger dans la lecture de mon comics. Arrivé au bout, je me rendais compte que j’avais lu tout l’épisode en tournant les page bêtement sans avoir réellement compris ce qu’avait branlé Batman dans ce numéro. Je crois que j’étais simplement en train de me souvenir tous les trucs cool que Tony Scott avait fait, et de me dire que ce gars là avait sans aucun doute changé ma vie il y de ça plus de  20 ans. Ma chérie ayant terminé sa valise, nous étions dans la voiture en direction de la maison. Je ne pensais qu’à ça, et je tentais par tout les moyens de comprendre la raison qui l’avait poussé à se suicider. A l’heure actuelle, aucun média ne semble avoir de réponse à cette question.

Et puis forcément, vinrent les «réactions facebook». les gens qui sont surpris, comme moi, les gens qui lui rendent hommage à leur manière, ceux qui s’en foutent un peu, et qui relayent ça parce que c’est quand même le réal de Top Gun qui est décédé... et puis les autres, ceux que j’ai envie d’appeler «les gros enculés». Je vais pas forcement développer longtemps là dessus, mais ça m’a un peu énervé de lire des gens gerber à la gueule de Tony Scott en se basant sur l’argument.. «nan mais hé... Tony Scott les mecs... c’est un peu des films de merdes quand même !!» et ceux qui ne comprennent pas qu’on peut être triste que quelqu’un s’en aille, notamment parce que son travail à été apprécié par d’autres. NON, Tony Scott > Films de merde. Voilà. Merci les mecs. Etouffez vous bien, et pis bisou.
Enfin je sais pas... ne pas aimer ses films c’est une chose... personne n’ira en prison pour ça, et on a le droit de «pas aimer».,mais ne pas comprendre les réactions des gens qui aimaient ses films.... ou que les louanges qu’on lui attribue ne sont pas «méritées», vu les films qu’il a fait. Ben... ok...


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...mais taisez vous les mecs!! Economisez-vous d’un commentaire et faites autre chose... C’est comme si j’allais à l’enterrement du vieux con du 5ème étage pour aller dire à sa famille « Ouaiiiis vous emmerdez pas à pleurer, il était relou le vieux... sérieux, il sentait pas bon et puis en plus, on pouvait pas faire la teuf tous les soirs de la semaine... Allez, faites pas cette gueule là quoi... j’vous dit qu’il était con le vieux... »

BREF.

Ayant été touché par la nouvelle, je ne pouvais pas ne rien dire, surtout si on s’attarde un peu sur les derniers posts de mon blog... Entre les fanarts de Top Gun, les études de Days of Thunder, en passant par le remake de ma première BD qui était ULTRA inspirée de ses films... je crois que ce n’était pas nécessaire, mais obligatoire.

Dernièrement je m’étais quelque peu remis en question sur ce que je voulais vraiment faire, là, maintenant. De la réalisation? ...de la BD? ...du concept? ...des commandes? C’est probablement en me replongeant dans ses films que j’ai trouvé mes réponses. Il y a 2 mois, j’ai ressorti plusieurs dvd, en me disant.. «ohlalaaa, celui là je l’ai pas vu depuis un bail...» et de fil en aiguille, j’ai ressorti Top Gun, Days of Thunder, The Last Boy Scout, Beverly Hills Cop 2, et dans la liste des «à regarder d’urgence», il y avait Déjà Vu, Man on Fire, True Romance... C’est en revoyant tout ça que je me suis souvenu de plein de répliques, des mimiques des acteurs, des plans filtrés en orange pour donner un look «couché de soleil californien». J’avais un peu oublié toutes ses séquences qui paraissent toutes tellement «cliché» ou «too much» aujourd’hui.... c’est d’ailleurs souvent ce qui lui a été reproché, mais c’est aussi ça que j’adore chez lui. Des policiers de choc qui se foutent les méthodes des bons flics au cul, et qui ne jurent que par leur flingue et leur intuition... je n’en verrai sans doute jamais dans la vraie vie des comme ça, et du coup, c’est ça qui me plait dans ses films. Par dessus ça, on rajoute une sombre histoire de drogue, une grande blonde, des strips clubs et des palmiers, ben moi je dis BANCO. Et si un moment le héros dit « Ta femme elle est tellement grosse que j’ai du la rouler dans la farine pour savoir où elle mouillait», je dis merci ! j’en veux encore. 

Quand j’ai vu Top Gun pour la première fois, je devais avoir 7 ans. Je jouais avec une réplique de F14 dans les couloirs de la maison en me rejouant les scènes du films. Mieux encore, je me mettais un casque en plastique sur la tête, et je m’installais au volant de la super5 de ma mère dans le sous sol, et je vivais les batailles en live !!!
Sans m’en rendre compte, les ambiances et le ton des ses films m’avaient déjà percuté de plein fouet. Quelques années plus tard, j’allais sans scrupules m’approprier certaines séquences de ses films, pour raconter les aventures de mon super flic badass, au dessus des règles, qui ne vit que pour l’adrénaline, les clopes et les meufs. Il me fallait lui trouver un nom cool ! Maverick? Cole Trickle? Axel? Brian? John?.... Dick? Dics?.... Dics Anderson !! Oh YEAH !!
A cette époque, j’avais du voir Top Gun ...100? 200 fois.. à en user la bande. Je me rend compte que j’ai du citer ces films des centaines de fois comme des «privates jokes» (m’ayant valu quelques gros moments de solitudes aussi :D). Comme je l’ai expliqué dans mon petit récit en noir et blanc, cette période «fin 80 / début 90» va aussi avec son lot de perles l’Arme Fatale», Die Hard, Retour vers le Futur etc... me laissant une certaine image de l’Amérique au couché du soleil, vaste, esthétique, où les pilotes d’avion mettent leur lunette de soleil avec panache, où les flics dansent la gigue en haut des stades de foot et où l’on donne des leçons de stock-car sur la cuisse de sa petite amie. J’ai grandi avec ce cinéma là, et je crois voir les échos de cette période aujourd’hui : Quand je dessine un gars en slip, pourquoi je me sens obligé de lui rajouter un flingue? (et puis une grosse explosion tiens !)
Je crois que je me suis laissé guider peu à peu par ces références, puis j’ai commencé à élargir ma curiosité, je me suis intéressé à la SF, avec des auteurs de BD, d’autres cinéastes... et sans m’en rendre compte... je dévorais les cassettes VHS d’un certain Ridley S. Mais pour moi, aux états-unis, tout le monde s’appelait Steven, Bob, Peters, Jackson... Scott ! Comment faire le rapprochement? 

Le temps passe, mes études, mes premiers jobs, et en 2006, je me retrouve à faire du storyboard chez Sparx-FX avec comme chef, un graaaand fan de «Tony Scott 2.0». C’est donc grâce à lui (merci Sarry:) ) que je découvre les films que j’avais loupé pendant 10 ans. Et là, 2ème grosse claque. 
On pourra d’ailleurs incontestablement distinguer les 2 périodes de sa filmographie, le «avant» et le «après» Beat The Devil : un court métrage avec Gary Oldman, Clive Owen et James Brown. Autant il y a des gens qui n’aimaient déjà pas les films de Tony Scott pour leur «simplicité», ou leur «surenchère», autant je n’ai pas eu de mal à comprendre qu’on pouvait encore plus les détester... :D. Pour certains c’était devenu épileptique, vomitif, mais moi je m’y retrouvais complètement ! Je pense qu’il a juste voulu dire «Bon Bah quitte à me faire défoncer par tout le monde, ben j’vais me faire plaiz’ alors...».

Tony Scott 2.0, c’est quoi? Des mises en scène sous electro-chocs, des cadrages en longue focale, des effets de lumières dans tout les sens, des étalonnages tirant sur des verts ultra saturés, un Denzel Washington omniprésent, des personnages plus profonds, plus torturés, et des thèmes nettement plus dramatiques. Le combo Scott/Washington est simplement énorme. J’ai pris une grosse baffe en regardant Man on Fire  pour la première fois. D’ailleurs, je me souviens avoir vu la bande annonce au cinéma sans percuter que ce film était de lui... et me dire «ohlala ça à l’air bien con ce truc là!».Et ben je me serais foutu une baffe à ce moment là, ça aurait été plus rapide! Man on Fire, Déjà vu, Domino ... ce sont là de très bons films...

Bon je ne vais pas non plus développer et les analyser un par un, ça a déjà été fait et puis je n’ai pas la plume pour m’y coller. Mais au moins j’aurais marqué le coup en évoquant l’héritage qu’il laisse derrière lui, le nombre de réalisateurs qu’il aura inspiré, au cinéma ou dans la pub, et même dans le jeu vidéo... je pense notamment à un certain Max Payne 3. Quand on joue à ce jeu, on est en plein dans un film de Tony Scott. Les gars de Rockstar ont vraiment assuré!

Voilà. Les films de Tony, ben c’est fini... Je m’en vais re-re-re-...revoir ce qu’il nous a laissé, en me disant que si je fais ce je fais aujourd’hui, c’est quand même beaucoup grâce à lui. Et au delà de la qualité de ses films, juste pour lui, et s’il a accès à internet là où il est, j’ai envie de lui dire :

Merci Tony...
Merci pour tout !

6 août 2012

Dics Anderson ! la couverture.

Voilà donc la première image de mon remake de Dics Anderson. J'ai tellement hâte de m'attaquer au pages... j'espère pouvoir vous montrer les premières très vite !

Alors... je ne peux pas m'empêcher de faire quelques commentaires ! Quand j'ai réalisé cette BD, j'étais en 4ème. J'avais 11 ou 12 ans. Je commençais à peine mes cours de Bande dessinées qui animaient mes samedi après midi ! Je m'étais préoccupé de la couv en premier, c'était sans doute l'occasion de dessiner mes personnages. D'ailleurs, je devais penser qu'il était nécessaire d'avoir TOUS mes personnages sur la couverture. J'ai quand même essayé de garder les teintes des vêtements.... le pantalon violet... les peaux vertes...
Ouais mais j'avais pas non plus 50 crayons de couleurs. j'en avais peut être 12? Un rouge, un rose, 2 verts...

Maintenant... pourquoi "42 bakers Street !". Avec un S à Baker... sans doute pour faire plus "américain". Les sneakers, les skates, les drugs, Dics Flex ....
Un point d'exclamassion, et oui... Sinon ma BD aurait été chiante comme la mort. Non non non, la c'est "42 Bakers Street !" WHOUHOUUU !!!! ça va déménager les gars !!
Ensuite.. 42... pourquoi? alors ça... j'en sais RIEN !
Et pour finir... Je pense que Baker Street, c'était un des nombreux trucs stockés dans mon cerveau... probablement depuis l'époque où je regardais en boucle les épisode de sherlock Holmes de Miyazaki, "il habiteu Baaaker Strrreeeettttt.. oui c'est lui... sherlock Holmes leu voiciiiiii".




2 août 2012

Nightmare (final part)

Hello !

C'est cool, il y a de plus en plus de monde qui regarde mon blog !

Voilà la dernière partie de mon histoire de StoryBAYDAYY. Peut être que le vieux soldat reviendra plus tard.. qui sait... :) Et encore merci à mon pote Andrew qui corrige mon anglais !















Et c'est donc un nouveau défi ! Refaire ma première BD de A à Z.
Je posterai dans les semaines à venir les pages originales et les nouvelles :)
Je suis déjà impatient de dessiner certaines parties et de montrer ce à quoi ressemble les aventures de Dics Anderson !